Primo-accédants : comment les séduire en 2025 ?

Décryptage d’un marché stratégique pour les agences immobilières
Primo-accédants comment faire pour les séduire ? Alors que le marché immobilier français tente de retrouver son souffle en 2025, les primo-accédants émergent comme une cible incontournable pour les agences. À la croisée des dynamiques économiques, sociales et environnementales, ces acheteurs “première fois” concentrent de nombreuses attentes. Et ils posent de nouveaux défis aux professionnels du secteur. Mais ils représentent surtout une opportunité commerciale majeure, à condition de savoir les comprendre… et les convaincre.
Primo-accédants : un contexte favorable mais exigeant
Après deux années marquées par la hausse brutale des taux d’intérêt et le durcissement des conditions de crédit. La tendance s’inverse doucement. En mai 2025, le taux moyen d’un prêt immobilier sur 20 ans s’établit à 3,25 %, contre 4,2 % fin 2023. Cette baisse progressive redonne du pouvoir d’achat aux ménages, en particulier aux jeunes actifs qui aspirent à devenir propriétaires.
Selon les données de l’Observatoire Crédit Logement, 52 % des acheteurs de moins de 35 ans se positionnent actuellement comme primo-accédants. Une proportion en hausse de 7 points par rapport à 2022. Parmi eux, près de 68 % envisagent un achat dans les deux prochaines années. Désire motivé par le désir de se constituer un patrimoine et d’échapper à la pression locative.
Mais si la demande existe, elle est aussi plus sélective. Les primo-accédants d’aujourd’hui sont plus informés, plus prudents. Ils attendent également des biens “prêts à vivre”, bien situés, et surtout économes en énergie.
Primo-accédant : un nouveau profil d’acheteurs
En 2025, la majorité des primo-accédants cherchent des logements avec un DPE de classe A à D. En effet, ils sont conscients de la revalorisation à venir des biens bien notés énergétiquement. Les logements classés F ou G sont largement écartés. Surtout depuis les restrictions de mise en location du à la loi énergétique. Par ailleurs, près de 70 % d’entre eux préfèrent des biens sans travaux. Ceci même au prix d’une surface un peu plus réduite ou d’un éloignement modéré du centre-ville.
Les zones les plus recherchées ? La périphérie des grandes métropoles, bien desservie par les transports en commun. Et qui offrent un bon compromis entre prix et qualité de vie. Autour de Toulouse, Rennes ou Nantes, les agences observent une nette hausse de la demande dans des communes secondaires. Où le prix au mètre carré reste accessible (entre 2 500 et 3 200 €/m² en moyenne selon MeilleursAgents).
Le poids décisif de l’accompagnement du primo-accédant
Pour capter cette clientèle, les agences doivent se positionner comme de véritables conseillers de confiance. Bien au-delà de la simple mise en relation l’agence immobilière devient un accompagnant. Car pour ces acheteurs novices, chaque étape du parcours peut générer de l’anxiété. Aussi, l’agence devra les guider pour comprendre le financement, évaluer un bien, anticiper les frais annexes, respecter les démarches administratives…
C’est pourquoi l’accompagnement devient un levier décisif. Des agences se distinguent déjà en proposant des “packs primo-accédants”. Ce pack inclue une simulation de prêt, un rendez-vous avec un courtier partenaire, et un guide explicatif sur le processus d’acquisition. Une approche pédagogique, rassurante, qui favorise la signature rapide tout en consolidant la réputation de l’agence.
Mieux valoriser les aides existantes auprès des primo-accédants
Le Prêt à Taux Zéro (PTZ), prolongé jusqu’en 2027, reste l’outil central d’accession pour cette cible. Il peut financer jusqu’à 50 % du montant de l’achat dans les zones tendues. Pourtant, près d’un primo-accédant sur deux ignore encore qu’il est éligible à cette aide, selon une enquête IFOP pour PAP publiée en février 2025.
Rien n’empêche donc les agences de valoriser ces aides dès l’annonce du bien. Il est bon d’intégrer des simulateurs d’éligibilité, ou d’afficher clairement la mensualité après déduction du PTZ. Elles facilitent la projection… et donc la décision d’achat.
Comment capter les primo-accédants grâce à une stratégie digitale ciblée
Les primo-accédants sont aussi les plus connectés des acheteurs. Selon une étude du cabinet Wavestone, 93 % d’entre eux commencent leur recherche sur internet. Ils utilisent les portails, les réseaux sociaux ou Google Maps. D’où l’importance pour les agences d’optimiser leur visibilité en ligne.
Les plus performantes en 2025 combinent SEO local (pages ciblées “acheter à [ville]”), multidiffusion automatisée des annonces. Mais les agences travaillent également leur présence sur Instagram et TikTok, avec des contenus pédagogiques : “Les 5 erreurs à éviter quand on achète son premier bien”, “Comprendre un compromis de vente”, ou encore “Acheter sans apport : est-ce encore possible en 2025 ?”.
Conclusion : Les primo-accédants sont une cible-clé à reconquérir
Les primo-accédants ne sont pas un public inaccessible. Ils sont prudents, exigeants, mais toujours prêts à franchir le pas de l’achat si les conditions sont réunies. Pour les agences immobilières, c’est l’opportunité d’attirer une nouvelle génération de clients fidèles… à condition de miser sur la pédagogie, la personnalisation, et la transparence.
En somme, attirer les primo-accédants en 2025, c’est d’abord leur inspirer confiance. Et cela commence par un discours clair, des outils concrets, et une écoute attentive de leurs besoins.